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Comment calculer soi-même la valeur de sa société, sans expert | La ScaleZone

October 12, 2026

Si tout entrepreneur ou dirigeant sera tôt ou tard curieux de savoir combien vaut son entreprise, calculer soi-même la valeur de sa société fait souvent peur. Obtenir un premier chiffre cohérent ne demande pourtant aucun diplôme de finance, et passer par un expert comptable n'est pas nécessaire à ce stade de la réflexion.

Alors comment calculer soi-même la valeur de sa société ? En quatre étapes : isoler le vrai résultat économique de l'entreprise, trouver le multiple de son secteur, appliquer ce multiple, puis ajuster selon quelques critères propres à l'entreprise.

De fait, si un calculateur de valorisation comme celui de La ScaleZone automatise ces quatre étapes, les comprendre évite de se faire surprendre par un résultat qu'on ne sait pas expliquer et sur lequel on ne pourra pas avoir d'influence. Dans cet article, vous allez donc découvrir :

  • Les étapes du calcul d'une valorisation simple
  • Comment isoler le bon chiffre de départ
  • Pourquoi il faut toujours ajuster le résultat brut
  • Ce qu'il faut faire une fois le chiffre obtenu

Ce sujet concerne tout dirigeant qui veut refaire le calcul lui-même, même s'il utilise ensuite un outil pour aller plus vite. La bonne nouvelle, c'est que tout tient sur une page. On regarde comment ?

Quelles sont les quatre étapes pour calculer soi-même la valeur de sa société ?

Commençons par les étapes à connaître.

Un dirigeant qui se lance dans un calcul de valorisation d'entreprise pour la première fois s'attend souvent à une méthode compliquée. Le plus délicat, néanmoins, se joue au niveau de l'excédent brut d'exploitation, aussi connu sous le terme d'EBE (ou d'EBITDA à l'international).

Prenons un cas courant.

En format de calcul simplifié, un dirigeant part de son EBE ou EBITDA comptable de 250 000 euros, qu'il multiplie par le quotient de référence de son secteur (disons x4 à titre d'exemple) et obtient une valorisation d'un million d'euros.

Lors d'une conversation plus poussée, il réalise que ce premier chiffre n'est qu'une base, à laquelle il peut ajouter sa propre rémunération (excessive de 50 000 euros par rapport à un salaire de dirigeant salarié au prix du marché) et quelques charges exceptionnelles à hauteur de 30 000 euros. Son EBE ou EBITDA retraité atteint alors 330 000 euros, bien au-delà du chiffre comptable de départ.

Il applique ensuite un multiple affiné de 5, observé dans son secteur, ce qui donne 1,65 million d'euros de valorisation.

D'autres éléments seront pris en compte par son comptable bien évidemment. Son immobilier éventuel viendra s'ajouter à la valeur estimée, et une décote sera par ailleurs appliquée parce qu'une bonne partie de l'activité de l'entreprise passe encore par lui.

Néanmoins, les étapes de base de la valorisation s'appliquent : identifier puis retraiter le résultat, trouver le multiple, multiplier, puis ajuster selon les critères qualitatifs. C'est la même mécanique que celle détaillée dans comment se calcule la valorisation d'une PME.

Comment isoler le bon chiffre de départ pour ce calcul ?

Concrètement, plusieurs retraitements reviennent systématiquement.

  • La rémunération du dirigeant : comparée à ce que coûterait un salarié équivalent sur le marché, l'écart s'ajoute ou se retire du résultat.
  • Les charges exceptionnelles : un sinistre, un litige ponctuel, un investissement non récurrent ne reflètent pas la rentabilité normale de l'entreprise.
  • Les avantages personnels logés dans l'entreprise : véhicule, assurance, frais qui ne seraient pas repris par un nouvel acquéreur.

Sans ces retraitements, le résultat comptable brut sous-estime presque toujours la vraie rentabilité de l'entreprise. C'est exactement l'écart entre l'EBITDA déclaré et l'EBITDA de négociation.

Comment ajuster le résultat brut du multiple ?

En pratique, l'ajustement se fait souvent sur deux ou trois critères qualitatifs, pas davantage, pour rester lisible.

La dépendance au dirigeant pèse le plus lourd, jusqu'à retirer plus de la moitié de la valeur quand tout repose sur lui, suivie par la récurrence des revenus et la concentration client. Ce que la dépendance au dirigeant coûte à la valorisation se mesure précisément, parlons-en ensemble !

Que faire une fois le chiffre obtenu par ce calcul ?

Une fois le chiffre obtenu, les hypothèses retenues à chaque étape se notent, pas seulement le résultat final. Elles permettent de situer l'entreprise face aux cinq points de décote qui font baisser le prix d'une PME.

Ce détail permet de refaire le calcul un an plus tard avec les mêmes bases, et de voir précisément ce qui a fait évoluer le chiffre entre-temps.

Notre calculateur en ligne pose la même base en cinq questions, et l'appel qui suit sert justement à vérifier que les retraitements retenus tiennent la route face à un acquéreur.

Trois actions pour calculer soi-même sa valorisation

Concrètement, voici trois actions à mener dès aujourd'hui.

  • Retraiter le résultat net des éléments propres au dirigeant.
  • Chercher le multiple moyen observé dans son secteur.
  • Noter chaque hypothèse retenue, pas seulement le chiffre final.

Et si une de ces questions reste sans réponse claire, testez notre calculateur, c'est gratuit et ça prend cinq minutes.

Conclusion : quatre étapes, un chiffre qu'on peut justifier

En fin de compte, calculer soi-même la valeur de sa société sans passer par un comptable tient en quatre étapes : retraiter, trouver le multiple, multiplier, ajuster. Attention cependant, l'expert comptable deviendra indispensable dès que votre démarche se concrétisera !

Aussi, les retraitements du résultat de départ comptent souvent plus que le multiple lui-même dans l'écart final.

Au final, noter ses hypothèses reste le meilleur moyen de refaire le calcul plus tard sans repartir de zéro. Parlons-en !

Antoine Martin

Antoine Martin

Antoine Martin challenge les dirigeants et boards sur leur gouvernance. Il est aussi Head of Growth de La ScaleZone, où il dirige notamment le marketing digital et la création de contenu en éditeur : le blog de La ScaleZone comme les newsletters sont générés par une Intelligence Augmentée maison, calibrée et entraînée pour vous connaître, avec un besoin de relecture humaine minimal (bien que systématique). Le sujet vous intéresse ? Prenez contact !

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